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Zunrel : quatre pivots en deux jours, et la niche que j’aime enfin

Silhouette of mountains

Photo : Fabrizio Conti / Unsplash

Je m’appelle Dario. Je ne suis ni développeur, ni designer, ni gourou. J’aime juste créer des trucs sur internet — et ces derniers mois, j’en ai créé beaucoup. Trop, parfois. Zunrel est le fil rouge de cette histoire : le site que j’ai poussé, pivoté, vider, rempli, pivoté encore. En deux jours de début octobre 2026, j’ai changé de direction trois fois. Puis une quatrième, plus calme. Aujourd’hui, Zunrel est un site français sur Notion pour débutants. Voici comment j’y suis arrivé, sans maquillage.

Ce que Zunrel était avant

Au départ, Zunrel n’était pas « Notion ». C’était un site de guides autour d’outils SaaS et d’IA, pensé pour l’affiliation. Des pages « comment faire », des boutons affiliés, une machine éditoriale. J’avais aussi exploré d’autres niches ailleurs — le luxe, GTA 6 — avant de concentrer l’énergie sur zunrel.com. Je construisais tout avec l’IA : structure, textes, déploiement. Ma marque, en une phrase : je crée des sites avec l’IA et je montre comment je fais.

Ce n’était pas faux. Mais ce n’était pas encore moi. Les outils changeaient. Les niches se chevauchaient. Je passais d’un sujet à l’autre dès que j’avais une idée plus « rentable » sur le papier. Le problème n’était pas la vitesse de construction — avec l’IA, on peut sortir un site en une session. Le problème, c’était la vitesse à laquelle je m’ennuyais, ou je doutais, dès que le résultat ne collait plus à ce que j’aimais vraiment.

Le 4 octobre 2026 : systeme.io, puis le minimalisme

Le 4 octobre 2026, j’ai pivoté Zunrel vers des guides d’affiliation autour de systeme.io. L’idée était claire : un produit, des guides utiles, un lien affilié. J’avais déjà écrit, ailleurs sur mon blog perso, pourquoi je voulais me concentrer sur ce type d’affiliation plutôt que de disperser l’effort sur plusieurs boutiques et réseaux. Sur le moment, ça semblait cohérent.

La même nuit, j’ai encore changé.

Parce que j’aime le minimalisme. Pas le minimalisme comme slogan marketing — le vrai : moins d’interfaces bruyantes, moins d’onglets, moins de « growth hacks » qui donnent l’impression de avancer sans avancer. Alors j’ai transformé Zunrel en magazine de minimalisme numérique. Une direction plus personnelle. Plus proche de ce que je regarde quand je ne pense pas à l’affiliation. Plus proche aussi de l’esthétique que je cherche sur mes propres sites : noir, puis look minimal, lignes fines, peu de cartes, peu de bruit.

Était-ce une bonne idée ? Comme idée de site, peut-être. Comme stratégie de niche pour un site d’affiliation avec une mécanique claire… moins sûr. Un magazine de minimalisme attire des lecteurs. Il ne dit pas forcément à quel produit tu les envoies, ni pourquoi. En une nuit, j’avais donc : abandonné (encore) une direction SaaS, ouvert une piste systeme.io, puis basculé vers un magazine. Trois vies pour un même domaine.

Je ne raconte pas ça pour faire le malin. Je le raconte parce que c’est exactement le genre d’erreur que je vois chez les gens qui, comme moi, construisent vite avec l’IA : on confond pouvoir changer et devoir changer.

Le 5 octobre 2026 : Notion pour débutants

Le 5 octobre 2026, j’ai choisi une direction plus nette : un site français « Notion pour débutants ». Des guides courts. Des templates à dupliquer. Une newsletter le dimanche. Pas un cours de six heures. Pas un énième comparatif de vingt outils. Juste : tu débutes, tu veux organiser ta vie ou ton travail dans Notion, je t’aide sans te noyer.

Pourquoi Notion ? Parce que j’aime l’outil. Parce que le besoin est réel — beaucoup de gens ouvrent Notion, voient une page blanche, et ferment. Parce que les templates se prêtent bien à un modèle clair : tu lis, tu dupliques, tu adaptes. Et parce que, pour une fois, la niche collait à quelque chose que je peux tenir le soir, après le reste, sans me forcer.

En peu de temps, le site a grossi jusqu’à 36 articles. J’ai préparé des épingles Pinterest via des imports CSV — le même genre de workflow que j’avais déjà testé sur d’autres projets. J’ai arrêté de faire des reels pour me concentrer sur les pins. Les reels demandent une énergie de performance que je n’avais plus envie de donner. Pinterest, pour un site de guides et de templates, me semblait plus durable : une épingle peut vivre longtemps, un reel disparaît dans le fil.

Mountains surrounded by low clouds

Photo : Luemen Rutkowski / Unsplash

Ce que j’ai appris en changeant trop souvent

La leçon n’est pas « ne pivot jamais ». Parfois, un pivot sauve un projet. Pieceworth et Techonni, par exemple, m’ont appris des choses précises sur le choix de niche — j’y reviens dans un autre article. La leçon, pour Zunrel, est plus simple et plus dure :

Changer de direction trop souvent empêche la niche de te renvoyer quelque chose.
Un site a besoin de temps pour que Google, Pinterest, la newsletter, les lecteurs, te disent si ça marche. Si tu changes le sujet avant d’avoir écouté, tu n’as jamais de retour. Tu n’as que des recommencements.

Avec l’IA, le coût de recommencer est bas. Trop bas. On a l’impression d’avancer parce qu’on publie, redesign, remplit. Mais on peut publier dans le vide. Zunrel m’a forcé à voir ça : une nuit, trois pivots ; le lendemain, une niche que j’aime vraiment. La différence, ce n’est pas la tech. C’est que Notion, je peux en parler le soir sans me forcer, et le dimanche, une newsletter a du sens.

Pins plutôt que reels

Arrêter les reels n’a pas été une décision « stratégique » en réunion. C’était une décision de santé mentale et d’attention. Les reels demandent un rythme, un visage, une énergie de plateau. Les pins, eux, se préparent en série : CSV, imports, variantes. J’avais déjà un workflow pour ça. Le concentrer sur Notion, c’était aligner le canal avec le produit.

Est-ce que les pins « marchent » déjà au sens où je pourrais citer des chiffres de trafic ou de conversions ? Je ne vais pas inventer de nombres. Ce que je peux dire : le système est en place, les articles sont là, les pins sont préparés. Le reste, c’est du temps et de la constance — exactement ce que mes pivots nocturnes m’avaient volé.

Minimalisme, Cloudflare, et le site perso

En parallèle, j’ai fait migrer mes sites vers Cloudflare, et j’ai redesigné vers un look d’abord noir, puis minimal. dariopinheiro.com — ce site — est le lieu où je raconte la route : ce qui marche, ce qui rate. Zunrel reste le site « produit » public pour Notion. Les autres domaines, quand je les ai fermés ou redirigés, n’étaient pas des échecs personnels : c’étaient des expériences de niche.

Le minimalisme n’était pas qu’une idée de magazine éphémère le 4 octobre. C’était déjà mon goût de design. Le magazine a juste été une façon trop rapide de transformer un goût en niche. Notion, c’est différent : le goût (clarté, templates, organisation) devient le sujet, pas seulement le style.

Silhouette of pointed mountain

Photo : Fabrizio Conti / Unsplash

La newsletter du dimanche

Une newsletter le dimanche, ce n’est pas un détail. C’est un rythme. Les jours de semaine, je construis, je corrige, je prépare des pins. Le dimanche, je peux écrire à des gens qui ont choisi de recevoir un message — pas à un algorithme. Pour un site « Notion pour débutants », le dimanche a du sens : c’est souvent le moment où quelqu’un veut remettre de l’ordre avant la semaine. Un guide court, un template, un rappel : voilà le format que je veux tenir.

Je ne promets pas une newsletter « qui cartonne ». Je promets une newsletter que je peux écrire sans mentir. Si un dimanche je n’ai rien d’utile, je préfère ne pas envoyer plutôt que remplir. C’est aussi ça, le minimalisme : moins de bruit, même dans ma boîte d’envoi.

Templates à dupliquer, guides courts

Les templates Notion sont le pont entre lecture et action. Un guide sans template laisse le lecteur devant une page blanche. Un template sans guide laisse le lecteur sans contexte. Les deux ensemble, c’est le produit. Je vise des guides courts parce que les débutants n’ont pas besoin d’un roman : ils ont besoin d’une première victoire — une base qui marche, une vue qui se comprend, une routine qu’ils peuvent tenir.

Est-ce que chaque template est parfait ? Non. Est-ce que j’en invente des statistiques d’usage ? Non. Ce que je peux dire, c’est que le site est pensé pour ça : lire, dupliquer, adapter. Le reste, ce sera le temps et les retours des lecteurs — quand ils arriveront.

Ce que je ne ferai plus sur Zunrel

Je ne changerai plus de niche en une nuit. Si un jour Notion ne convient plus, je prendrai le temps d’écrire pourquoi, de rediriger proprement, et de ne pas brûler le domaine pour une idée du soir. Je ne relancerai pas non plus une pile de formats (reels + pins + threads + lives) pour « maximiser ». Un canal principal, un rythme, un sujet. C’est assez.

Où j’en suis, honnêtement

Je n’écris pas cet article pour dire que j’ai « trouvé le secret ». J’écris pour dire : j’ai changé trop vite, puis j’ai choisi une niche que j’aime. Zunrel a 36 articles. Des pins prêts. Une newsletter dimanche. Pas de chiffres de revenus à brandir ici — et je refuse d’en inventer. Si tu construis avec l’IA comme moi, retiens surtout ceci : la vitesse de build n’est utile que si tu laisses une direction vivre assez longtemps pour te parler.

Demain soir, j’écrirai peut-être autre chose. Ce soir, c’était Zunrel. La route continue — une direction à la fois.

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